Le syndrome de l’expertise cumulée : Tout le monde est expert, mais personne n’a l’expertise !
Ah, chez nous, le mot “expert” a perdu toute sa valeur ! Aujourd’hui, tout le monde est expert. Expert en branding, expert en finance, expert en relations internationales, expert en intelligence artificielle… et même expert en tout ! Si on ouvre certains CV, on dirait une encyclopédie vivante. Mais quand on gratte un peu… hmm, c’est le vide sidéral !
Je me souviens d’un jour où je recrutais un directeur artistique pour une entreprise. Deux CV ont attiré mon attention. L’un s’affichait “Expert en branding”, l’autre “Expert en design interactif”. Bon, ça promettait ! Je me suis dit : “Voilà des gars qui vont me sortir des théories solides, des références pointues, une vision claire…”
Alors, tout naïf, je pose une question toute simple :
“C’est quoi la définition de votre domaine d’expertise ?”
Et là… catastrophe nationale. L’un commence à balbutier des trucs qui n’ont rien à voir avec le branding, l’autre me sort des explications aussi floues qu’un écran mal réglé. C’est là que j’ai compris : l’expertise ici, c’est surtout du copier-coller.
Soyons sérieux : on ne peut pas être expert en tout ! Accumuler des titres pompeux sans vraie connaissance, ça nous dessert plus qu’autre chose. Ce n’est pas le mot “expert” qui fait la compétence, c’est la connaissance, la pratique et l’apprentissage constant.
Alors, chers amis, laissons les histoires d’experts auto-proclamés et cherchons la vraie connaissance. Parce qu’à force d’avoir trop d’experts sans expertise, on finit avec des décisions sans réflexion et des résultats catastrophiques. Et ça, c’est pas très expert, non ?




